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Qui sont les chinois ?

dans Revue, Articles, Livres avec 3 commentaires

qui_sont_les_chinoisQui sont les chinois ? C’est à cette difficile question que tente de répondre ce remarquable livre. A travers l’étude des particularités du chinois, Elisabeth Martens, nous fait découvrir, certes cette langue à part mais aussi la manière dont pense ce peuple, comment il conçoit le monde. Très documenté, très bien référencé, s’appuyant sur les travaux de grands sinologues, ce texte peut aider à dissoudre également certains à priori, certains malentendus favorisés par nos différences culturelles. Tant ludique que pédagogique, cet ouvrage nous invite à une joyeuse promenade dans la culture et la pensée chinoises, en s’appuyant sur de très nombreuses expressions, particularités linguistiques et autres aphorismes. Je recommande vivement l’œuvre de Elisabeth Martens à tous ceux qui veulent étudier la médecine chinoise. Pourquoi ? Car pour saisir la médecine chinoise en profondeur, il faut comprendre comment la Chine pense, notamment à cause de l’influence de sa langue très particulière. C’est la raison pour laquelle, je mets désormais ce livre dans ma bibliographie idéale pour étudier la médecine chinoise : http://sionneau.com/medecine-chinoise/faq/

Qui sont les chinois. Pensées et paroles de Chine.
Elisabeth Martens.
Editions Max Milo.

jean-marc

30.07.2011 à 09:38 réponse :

peut-être qu’il n’y à aucune personne qui maitrise la pharmacopée traditionnelle ? je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec la pharmacopée occidentale : j’ai déjà suivi plusieurs formations dites de phytothérapie en france et il existe parfois des différences importantes dans les indications pour une même plante . Que faisons- nous de notre propre tradition?  pourquoi ne voulons-nous pas ou plus nous “enraciner ” ?

Philippe Sionneau

02.08.2011 à 07:04 réponse :

Jean-Marc,

Dans le domaine de la phytothérapie chinoise les fonctions et les indications des plantes sont assez bien homogènes dans le monde de la médecine chinoise. Bien évidement, il y a parfois des nuances dans la manière d’aborder les traitements. Mais ça c’est normal et fait partie de la part de créativité que chaque praticien peut actionner. Chez nous le problème est que la médecine chinoise est encore enseignée de manière limitée et on a tendance à éliminer de cet art tous les aspects qui demandent un peu d’effort. Ce qui me mettait en colère autrefois et qui me rend triste aujourd’hui, c’est que de nombreuses écoles, et toutes les fédérations parlent de médecine TRADITIONNELLE chinoise mais ne respectent pas cette tradition.

Philippe Sionneau

06.08.2011 à 04:34 réponse :

Pour enrichir mon propos, à voir d’urgence !

Notre Poison quotidien :
http://www.youtube.com/watch?v=Gpp7b0oCjI4

Avec Un gros merci à son auteur Marie-Monique Robin.

Si au départ, vous pouvez ne pas vous sentir concerné puisque le documentaire parle des intoxications aiguës aux pesticides chez les agriculteurs, dès la 24ème minutes, on parle de votre réalité : les résidus de pesticides dans votre assiette.

A la 49ème minute, l’auteur démontre comment un simple additif alimentaire, l’aspartame a réussi a être commercialisé alors qu’il pose de vrais problèmes pour la santé. On y voit comment l’industrie agroalimentaire corrompe les décideurs, comment elle manipule les consommateurs pour tirer un maximum de profit.

A 1h14, on parle du rôle des plastiques dans de très nombreux troubles de santé qui sont entrain d’exploser actuellement, comme certains cancers ou la stérilité. En effet, à dose très très faible, ils ont un effet perturbateur endocrinien.

Bref, un document essentiel qui démontre que nous vivons bien dans un bain chimique nocif pour notre santé.

sml

08.08.2011 à 10:38 réponse :

A titre anecdotique : A Buenos Aires , quand on étudie la médecine chinoise, la seul solution pour donner une prescription aux patients, c’est d’ aller au « cartier chinois » fouiller dans les étagères des vieux chinois et acheter les plantes par kilo… arrivez chez soi, composer la formule avec la petit balance et faire les paquets qui conforment les « doses » et en fin lui donner aux patients.
J’été bien plus jeune, et j’avais soif des connaissances.. donc, je suis venue en France où il y avait PLEINS d’écoles, des maîtres, des érudites, de savants… wink .  la où les formules avait devenu « remèdes » pilules, capsules, etc… c’est-à-dire, pouvoir pratiquer la médecine traditionnelle chinoise avec tant de facilité !!! smile smile
Aujourd’hui, 12 ans plus tard… ça me fais sourire…

KarineKay

09.08.2011 à 07:42 réponse :

Je suis sous le choc, moi non plus je ne savais pas. C’est très dur de voir partir des êtres aussi “complets”.
Je me joins à toi pour lui dire un grand merci.
Ses écrits restent et poursuivent leur action….

Niaouli

09.08.2011 à 11:40 réponse :

j’ai lu son livre sur le combat qu’il a mené contre cette terrible maladie, il a su dire avec des mots simples les souffrances qui ont émaillées cette dure bataille et le plaisir qu’il a eu de suivre les thérapies naturelles et les bienfaits apportés. Merci David pour cette leçon de courage.

MTCNC

10.08.2011 à 06:24 réponse :

Encore un qui part. Il nous appartient à tous de continuer sur le chemin en gardant à l’esprit l’enseignement de personnes comme lui.

Maddalena

14.08.2011 à 11:09 réponse :

De plus, David était un excellent enseignant,très humain, modeste et performant. J’ai eu la chance et le bonheur de suivre sa toute première session d’ EMDR en Belgique en avril 2002.
Il a eu le talent d’écrire son premier livre dans le but d’éveiller un grand public à des idées nouvelles.Ce fût une réussite. Il nous a laissé un dernier, très émouvant, témoignage de son vécu des derniers mois : “On peut se dire au revoir plusieurs fois “, son tout dernier livre .
Merci David, ce n’est qu’un “au revoir”.

Maddalena

14.08.2011 à 11:26 réponse :

Beaucoup de laboratoires élaborent leurs protocoles expérimentaux en Inde. De jeunes hommes (entre 20 et 25 ans) se portent volontaires,à longueur d’année, comme “cobayes ” pour tester les effets de molécules nouvelles, motivés par l’argent qui assurera la survie de leur famille. La durée moyenne de leur propre survie à ce régime chimique : 3 ans. Cela en dit long…
(Vu dans un documentaire sur l’industrie pharmaceutique,  sur ARTE ,il y a quelques mois)

Valéria

18.08.2011 à 08:57 réponse :

J`ai aimé la possibilité de séminaire sur la médecine traditionnelle chinoise sur Internet ... J’espère que d’ici là être déjà comprendre et mieux communiquer en français à participer ...J’apprécie l’initiative

Danielle

01.09.2011 à 10:25 réponse :

a-t-on poussé l’expérience plus loin et connaître l’impact du 4 GI sur un traitement continu dans la micro circulation sanguine de l’œil et éviter certaines pathologies?

Philippe Sionneau

01.09.2011 à 10:39 réponse :

Pas à ma connaissance. Ceci étant dit, il existe des points bien plus efficaces que GI 4 pour traiter les troubles oculaires. Il est surtout utile en cas de vent chaleur. Mais d’autres points, en particuliers ceux du méridien de la vessie détiennent une relation étroite avec l’oeil…

LYA

02.09.2011 à 08:12 réponse :

Oui, cette nouvelle m’a attristée aussi, car cet homme a beaucoup donné pour aider les malades, comme les bien portants, et il dû se battre contre la maladie avec beaucoup de courage. Son dernier livre est superbe et extrêmement émouvant…
Son souvenir restera…

Shanghai

06.09.2011 à 12:40 réponse :

Une grande Ame, s’en est allée… Un chercheur, un scientifique de haut niveau ; David Servan-Schreiber était tout cela à la fois ! Heureusement, il nous reste ses livres !
Sa brillante intelligence et son humanité resteront pour moi un exemple dans le monde médical.
Merci à vous Monsieur David Servan-Schreiber d’avoir eu le courage de dire et d’écrire pour éclairer des certitudes par trop verrouillées….

Vannier

07.09.2011 à 10:42 réponse :

Un grand merci à David qui durant sa vie nous à permis de le suivre dans son parcours grace à sa générosité, ses partages, sa franchise.
Le cadeau qu’il nous livre dans ses écrits, l’espoir qu’il transmet à toutes ces âmes en détresse devant la maladie, il avait cette bonté d’âme merci pour tout et aussi pour l’exemple…

Vannier

07.09.2011 à 11:08 réponse :

Oui en effet, je traite cette maladie avec des résultats satisfaisants. J’utilise : TianShu(E25), ShanJuXu(E37)
la moxibustion sur aiguille sur DaHeng(Rt15), FuJie(Rt14), ZuSanLi(E36), QiHai(RM6).
Dans le dos je pose une aiguille transfixiante de PiShu(V20) à WeiShu(V21) et moxa sur ShenShu(V23)
Au début du traitement plus les séances sont rapprochées meilleurs sont les résultats ensuite une séance par mois d’entretien suffisent.

ELBE

07.09.2011 à 04:40 réponse :

Je partage tout ce qui est dit plus haut et je pense que maintenant le plus important c’est de véhiculer ses recherches, de faire connaître tout ce qu’il a fait pour les autres et de le garder dans nos pensées et dans nos coeurs

domi ny

16.09.2011 à 10:39 réponse :

ouaf! Quel beau site, et en plus, le coup de l’enseignement par webinar est une super idée pour moi, qui aux US depuis 4 ans, me suis lancée avec Blue poppy (Bob flaws qui a pris sa retraite); reste que, même si Eric Brand est passionnant, l’étude dans la langue maternelle, ce serait super.
Donc ma question est : quand est-ce qu’on commence?

Philippe Sionneau

17.09.2011 à 12:04 réponse :

Nous travaillons dur pour que cela se mette en place rapidement et pour ne rien vous cacher, j’ai fait un essai “en grandeur nature” avec une trentaine de personnes dimanche dernier. Cela nous a permis de mieux maîtriser l’outil et de proposer très bientôt des cours de haute qualité en “live” ! Et ce n’est que la première phase de plusieurs petites (r)évolutions. A suivre !

Amélie B

24.10.2011 à 12:23 réponse :

44% préfèrent la médecine chinoise? En sommes nous déja à 64% de chinois qui préfèrent la médecine occidentale?

Philippe Sionneau

08.11.2011 à 11:53 réponse :

Riou,

L’article date de plus de 10 ans, mon billet de blog aussi. Donc franchement, je ne sais plus où j’avais tiré cette information. Je suis désolé. Depuis, je répertorie mieux mes sources.

FURGE

09.11.2011 à 06:19 réponse :

tres interessant

POLO POLO

11.11.2011 à 08:17 réponse :

cè très bien,mais il faut connaitre ses plantes et surtout faire la cuisine.Chez nous au Gabon se sont les femmes qui préparent nos repas.

YVELINE

18.11.2011 à 12:42 réponse :

MERCI PHILIPPE POUR LE BLOG ,  JE SOUHAITE DE TOUT COEUR QU’IL Y AIT UNE PRISE DE CONSCIENCE REELLE A TRAVERS CES TEMOIGNAGES

Rachel Marston

18.11.2011 à 05:30 réponse :

Pour la Suisse, un bon bouquin sur le sujet : “Qui aime bien vaccine peu”

fp granier

22.11.2011 à 08:53 réponse :

Pour le Gardasil ..... Autant garder ses enfants soit même
Nan! C’est une boutade quoique ;-((

Chrismun

22.11.2011 à 11:32 réponse :

En France je trouve scandaleux qu’on oblige les parents à vacciner leurs enfants nourrissons avec les multivaccins nouveaux, sous des prétextes qu’ils sont obligatoires , et que sinon on refuse de garder les enfants en crèches, écoles ou garderies. Alors que les textes officiels ne rendent obligatoires que 3 vaccins:DTpolio . de toutes façons on ne trouve guère ces 3 vaccins pour les nourrissons , seuls les multi vaccins sont en pharmacie . Le gardasil n’a rien d’obligatoire mais il est fortement recommandé par un bon nombre de médecins. Il y a aussi un manque d’informations de la part des gens !

Emilie

25.11.2011 à 06:56 réponse :

Chaque Région à ses propres plantes, on peut toujours trouver sur place ce dont on a besoin.
Pour ce qui est de la cuisine vous pouvez toujours vous y mettre aucune contre-indications médicale pour les hommes.

Alexandre

26.11.2011 à 07:03 réponse :

Tu soulève un problème global par son angle le plus sensible. La vaccination est une calamité pratiquée très précocement, obligatoire tout en étant illégale (médecine de foire administrée sans le consentement éclairé du patient), de plus, des scientifiques très sérieux infirment son efficacité (je parles de façon générale, chaque vaccin aura ses particularités…)

bernard de bordeaux

05.12.2011 à 03:39 réponse :

je regrette d’autant plus de ne pas avoir pu le suivre
les inscriptions etaient closes a quand le prochain
sur la dietetique ?

Amélie B

05.12.2011 à 04:11 réponse :

Bonjour,
Ce séminaire semble effectivement très intéressant.
Est-ce qu’il est envisagé de proposer ce séminaire à nouveau? Ou bien serait-il disponible d’une façon ou d’une autre en différé?
Merci d’avance

Philippe Sionneau

05.12.2011 à 04:43 réponse :

Amélie, Bernard,

Je n’ai pas encore établi le programme des webinaires de 2012. Je vous suggère de vous inscrire à l’espace membre afin de recevoir les newsletters qui annoncent les formations et autres webinaires.

Pour le moment, nous ne pouvons pas proposer d’enregistrement à regarder en différé, mais nous travaillons sur le sujet.

Merci.

françoise

14.12.2011 à 09:35 réponse :

Merci pour tout Philippe

edhen

14.12.2011 à 11:31 réponse :

Actuellement, je suis en pleine recherche de solutions me permettant d’ améliorer ma santé, celle de mon épouse, ma famille, mes amis…

J’ aime faire la cuisine.  Votre initiative me semble être très intéressante, pour pouvoir repartir sur de bonnes bases, tout en restant un gourmet…bien sûr, surtout à l’ approche des fêtes de fin d’ année, alors, bonnes fêtes à tous !

edhen

18.12.2011 à 02:17 réponse :

Bonjour à tous,

Un grand merci à David qui nous a donné une grande leçon de courage et de clairvoyance face à la maladie.

Mais, soyez en sûr, il continue, là où il se trouve, à oeuvrer pour aider les gens qui sont dans la souffrance, et guider le monde médical vers plus de sagesse et de considération de la personne humaine.

La vraie mort, c’ est celle de l’ âme !

MSchubert

30.01.2012 à 12:32 réponse :

thanks for sharing!

B.CLEMENT

30.01.2012 à 04:10 réponse :

Bonjour Philippe,
C’est une approche très intéressante et je voudrais apporter un peu de ma mince expérience. Je tâtonne encore un peu mais j’espère améliorer mon analyse avec le master d’acupuncture…
J’ai reçu il y a quelque temps une patiente présentant une douleur au pied gauche (VB 41) très invalidante suite à une fracture et une neuroalgodystrophie. Impossibilité de poser le pied par terre et impossibilité de supporter le poids du drap la nuit. La fracture remontait à six mois environ.
Je suis allée chercher les points douloureux ou sensibles sur Shou Shao Yang à droite. Effectivement le TF 4 était très douloureux. J’ai piqué TF 4 : irradiation immédiate au niveau VB 41. Quelques minutes plus tard la douleur s’est déplacée vers le VB 43. A la palpation le TF 3 est devenu douloureux alors qu’il ne l’était pas auparavant. J’ai piqué ce point et laissé les aiguilles en place 35 à 40 mn.
A la fin de la séance, la patiente pouvait poser le pied par terre et la nuit s’est passée sans douleur.
Voilà, c’est magique et passionnant…!

Philippe Sionneau

01.02.2012 à 12:03 réponse :

Brigitte,

Je suis heureux que cet enseignement t’apporte de telles satisfactions. Oui, tu as raison, bien utilisée l’acupuncture est magique ! Félicitation !

Et tu n’as rien vu, encore de belles surprises très bientôt grin

Jorge

01.02.2012 à 03:39 réponse :

Un nouveau volet de webinaires qui s’annonce passionnant et extrêmement intéressant…
De quoi se réjouir de travailler et d’approfondir davantage la médecine chinoise à travers ce système d’études par le net qui montre d’une part qu’il fonctionne bien et qu’il n’offre à chacun que des avantages.
Merci à Philippe de continuer courageusement à travailler à l’élaboration de ces webinaires…
et à nous tous de mieux nous approprier l’outil informatique !
Sarah-Joyce

Vinz

01.02.2012 à 04:58 réponse :

Question de novice (je découvre et me passionne actuellement pour la mtc) mais pourquoi et selon quel principe piquez-vous un point controlatéral à la douleur? Merci

Philippe Sionneau

01.02.2012 à 06:46 réponse :

Vinz,

Sur le principe du chapitre 63 du Su Wen 缪刺论 et sur mon expérience clinique, confirmée par bien d’autres confrères et consœurs comme Brigitte.

Vinz

01.02.2012 à 08:39 réponse :

Merci. encore beaucoup d’ouvrages à lire dans ce cas…..

Christophe Bo.

02.02.2012 à 10:14 réponse :

Bonjour Philippe,
C’est évidemment passionnant.

Dans cette méthode, est-ce que le couplage des méridiens et la puncture controlatérale, fonctionne à la fois par couplage des couches Yin ou Yang (Coeur-Rein ; VB-TF par exemple) mais aussi Biao-Li (Poumon-GI par exemple) ?

Philippe Sionneau

02.02.2012 à 12:38 réponse :

Oui cela fonctionne aussi avec la relation biao-li, et il y en d’autres. Il est difficile d’expliquer à travers un blog et un forum une application traditionnelle de l’acupuncture qui demande du temps pour pouvoir l’intégrer. Mon propos n’était pas tant de mettre en avant une méthode particulière mais de souligner que notre application contemporaine de l’acupuncture est trop basée sur la fonction des points et pas assez sur la physiologie des méridiens.

Zhenzong

02.02.2012 à 01:53 réponse :

Bonjour Philippe,
la pratique en Qi Gong “d’étirements des méridiens” que je connais depuis longtemps prend tout son sens et montre combien elle reste centrale pour entretenir le principe vital.
Merci pour vos partages.

Jorge

02.02.2012 à 04:49 réponse :

Je crois en effet que le point majeur de l’information qui nous est donnée c’est l’efficacité clinique en rapport avec la physiologie des méridiens qu’en fait on ne nous enseigne nulle part… ce qui n’est pas un reproche puisqu’il faut bien commencer quelque part, mais merci du partage de cette expérience… je pense qu’il est majeur de savoir que la pratique de l’acupuncture va au-delà des points.
Philippe peut-être que la liste des futurs webinaires s’allonge grin
Sarah-Joyce

Christophe Bo.

03.02.2012 à 09:24 réponse :

Et quand la douleur se situe entre 2 méridiens : par exemple entre V et VB sur la jambe, comment peut-on procéder car là on est plus sur 1 trajet au sens strict ?

Merci en tout cas de mettre en lumière qu’effectivement, au delà des points, sur lesquels on a tendance à se focaliser, il y a d’abord une logique de méridiens.

Philippe Sionneau

03.02.2012 à 09:55 réponse :

1- Les méridiens ne sont pas ces lignes que l’on représentent dans les livres !!! C’est quelque chose de plus large, de plus épais, de moins rectiligne, de plus concret, de plus solide.

2- Quand effectivement tu es à cheval sur deux méridiens (et non pas entre deux méridiens), tu dois faire le même type de projection.

3- Beaucoup de points de Tung sont à cheval sur 2 méridiens. Cela implique que le “entre deux” est une réalité qui doit être gérer de la même manière.

michelg

12.02.2012 à 10:38 réponse :

Bonjour Philippe,

est-ce que tu utilises des aiguilles particulières ( diamètre ) pour piquer ces points hors-point ?

et aussi, pour précision: tu n’as donc ici utilisé que 2 aiguilles ? Sans réguler en plus par tai yang par exemple ?

Ou bien: je ne sais pas ce qu’un diagnostic “classique” aurait établi - une stase de sang peut-être ? -, mais est-ce que tu ne cherches pas, une fois le méridien travaillé comme tu le fais, à traiter également la pathologie sous-jaccente ?

Tout ça est très encourageant, merci.

michelg

12.02.2012 à 11:09 réponse :

et j’ai encore des questions: je comprends le pourquoi du 1 cm au dessus de C7 ( analogique à la douleur déplacée vers le talon ) , mais pour la localisation précise: est-ce que tu as choisi le point le plus “tender” ou autre ?
et surtout: est-ce que tu manipules l’aiguille - tonification, dispersion ou autre chose encore ?

merci

Philippe Sionneau

14.02.2012 à 03:55 réponse :

Michel,

J’utilise les mêmes aiguilles d’acupuncture quand je pique « hors point » comme tu dis. J’utilise les Tewa et Asiamed distribuées par Vertrieb, diamètre 0,18 ou 0,20.

Dans ce cas, je n’ai utilisé que 2 aiguilles.

Mais régulariser le méridien bloqué, perturbé est le traitement de fond Michel !!!!! Ce n’est pas parce que tu obtiens des résultats remarquables et rapides que ce n’est pas un bon traitement !!! Dans le cas présent, il y a sans doute fatigue + station debout trop fréquente qui sont les causes de sa douleur. On pourrait donc traiter la patiente ensuite pour sa fatigue et lui demander de changer de métier… En acupuncture traiter le méridien impliqué dans la pathologie est un traitement de fond.

Dans ce cas, je n’ai pas cherché de point sensible à la palpation. Et oui j’ai dispersé selon les méthodes préconisées par le Líng Shū. Ceci étant dit je n’utilise pas toujours tonification ou dispersion, cela dépend des cas.

fidusien

14.02.2012 à 11:46 réponse :

Hello Philippe
je viens de regarder ta vidéo.Question, as-tu déjà utiliser cette technique pour des douleurs à l’aine ? en suivant le raisonnement : 3 méridiens passe par l’aine foie,rate, estomac du coup peut-on travailler sur messager du coeur, poumon, gros intestin, sur l’épaule inversé par rapport à la douleur ?
ciao
fidusien

love

14.02.2012 à 12:03 réponse :

il excite les méridiens ? ce n’est pas qu’une suite de point,à point c’est ce que dit le shiatsu,merci ça donne envie de piquer

annechris

14.02.2012 à 01:12 réponse :

Bonjour,
Quand je lis tous ces commentaires, je me sens toute petite dans ma pratique, mais je voulais juste dire combien les méridiens sont importants dans ma façon de travailler…C’est très certainement du au fait que je n’utilise pas d’aiguille (simplement mes doigts), ce qui implique moins de résultats, donc utilisation de tout le méridien pour avoir une efficacité notable. Jai été formée pendant 2 années au massage chinois tui-na, acupressure, réflexologie, drainage, et introduction à la MTC.
A force de cours, de lectures, de pratique, et de recherches, j’ai essayé de développer et de faire interagir “ce que je savais faire en thérapie manuelle” . La technique que j’utilise met donc l’accent sur les méridiens, quelque soit le problème rencontré, et les points d’acupuncture principaux, le long de leur trajet. Je cible ou couple, ensuite, certains points bien précis, en fonction des besoins, au cas par cas. J’utilise les techniques de drainage, de pression, de rotation. j’arrive à avoir, même sans aiguilles, des résultats très encourageants. (sciatiques, tendinites, arthrose, pb de sommeil, angoisses…)
Les enfants sont particulièrement réceptifs à cette technique, car très douce et efficace à la fois. Ce n’est certes pas comparable à une séance pure d’acupuncture, mais en alliant tui-na, drainage des méridiens et sollicitation de points d’acupuncture, j arrive à élargir mon champ d’action, et par là même avoir de meilleurs résultats qu’auparavant.
Ce domaine est tellement passionnant!!!!!!!C’est par les échanges que l’on avance…alors merci à vous de partager vos connaissances,  votre savoir, et vos “vérités” du moment.

Philippe Sionneau

14.02.2012 à 11:28 réponse :

Fidusien : oui, c’est une option, tu as bien compris.

Love : oui le shiatsu traite plus les méridiens que les points. Et c’est une bonne chose.

Annechris : faut pas te sentir toute petite, ce que tu fais a beaucoup de sens. CONTINUE !

michelg

15.02.2012 à 02:36 réponse :

Oui, oui, je tends depuis le début à pratiquer cette accupuncture “méridienne”, même si je l’avais laissé de côté pour des raisons d’enseignement - restrictif, disons.

Ce qui m’étonnait dans ce traitement que tu présentes, c’est que tu n’ai pas cherché à “équilibrer” aussi par d’autres couches.  Mais après tout, si on peux éviter trop d’aiguilles, c’est toujours mieux.

Philippe Sionneau

18.02.2012 à 09:51 réponse :

Je n’ai pas cherché à équilibrer car l’effet fut immédiat et que c’est ce qui est le plus important. En outre, les deux points employés sont justement les points qui équilibrent le méridien malade: celui des reins.

cantaline

21.02.2012 à 04:33 réponse :

Quelles sont les fréquences de séances d’acupuncture en moyenne pour espérer un résultat ? En effet, 2 patients ont fait des AVC , je n’ai pas essayé l’acu ne connaissant ni la fréquence des séances, et ne sachant pas si des résultats étaient possibles.

Philippe Sionneau

21.02.2012 à 08:28 réponse :

Cantaline,

En général pour ce genre de trouble, c’est un traitement quotidien au départ. Quand il y aune belle amélioration, on passe à 3 séances par semaine, puis 2, puis 1…

isabelle nancy

22.02.2012 à 01:59 réponse :

bonjour, et merci pour cette interview - je trouve malgré tout décourageant le fait de donner comme conseil à un étudiant de MTC d’apprendre le chinois - quand on sait qu’il est également fortement conseillé (et c’est tant mieux) d’avoir un minimum de bases de médecine occidentale, on peut imaginer la somme de travail que tout cela représente ....je pense qu’il serait plus approprié que ce soit les enseignants qui se mettent à apprendre le chinois pour transmettre un savoir juste et précis aux étudiants ! cela éviterait que chacun réinvente la roue dans son coin, et cela permettrait de faire avancer cette médecine en occident…

Ilaï

02.03.2012 à 09:36 réponse :

Bonjour à tous,
D’abord c’est avec honneur que je vous rejoint et entre dans la “communauté”.
Je suis interpellé par cette méthode, j’ai une consultante atteinte de péri arthrite calcifiante du deltoïde avec une douleurs localisé sur 15GI.  j’ai voulu utiliser la loi Yuan/Lo, donc travailler sur le méridien, qui selon l’enseignement que j’ai reçu n’était pas applicable dans ce cas précis (fait plutôt rare), j’ai donc piqué 38E (associé à 57V), qui a une indication précise dans les douleurs de l’épaule, je comprend mieux pourquoi dorénavant. Je n’ai pas eu de résultat immédiat. Mais si j’ai bien compris, il serait possible de poncturer 35E? Et si la douleur se déplace, ajouter un point hors méridien en fonction de la direction dans laquelle elle s’est dirigée?
Chloé

Ilaï

02.03.2012 à 09:51 réponse :

Ou plutôt 31E,  pardon, je viens de m’apercevoir de ma confusion.

Philippe Sionneau

02.03.2012 à 10:34 réponse :

LLaï,

D’abord une périathrite calcifiante est très souvent difficile à traiter. J’ai une patiente en ce moment qui qui en souffre bilatéralement, et il a fallu mettre beaucoup d’énergie pour la normaliser.

Bref, si tu veux vraiment aller jusqu’au bout de la logique décrite dans la vidéo, ça pourrait être en effet E 31 voire E 30. Il faut tenter.

Attention, mon propos était d’interpeler sur le fait que l’on peut soigner des pathologies en piquant le méridien en dehors des points. Ce que l’on traite avant tout ce sont des méridiens et pas des points. On a, me semble t-il, de meilleurs résultats quand on pense “méridiens” que lorsqu’on pense uniquement fonctions de points.

katiastlouis

13.03.2012 à 12:48 réponse :

Je voudrais le partager sur facebook… mais j’y arrive pas.  Je vais continuer d’essayer !

CVC

13.03.2012 à 02:57 réponse :

Bravo Clément! J’avais aussi eu un certain malaise face à ce texte publié dans le Devoir. Merci de remettre les pendules à l’heure!

Chantelle

Philippe Sionneau

13.03.2012 à 04:58 réponse :

katiastlouis,

Normalement le partage sur FB est automatique, je viens de le faire et c’est un simple clic !

Jean Levesque

13.03.2012 à 10:32 réponse :

Mes félicitations Clément et merci Philippe de permettre cette diffusion d’idées

Jean Levesque

15.03.2012 à 06:45 réponse :

le lien avec le Devoir ne permet pas d’accéder à l’article intégral, je me permets donc de l’indiquer ci-dessous pour celles et ceux qui souhaitent le consulter et se faire une idée claire du débat.
http://www.ledevoir.com/societe/sante/335282/une-medecine-venue-d-ailleurs-l-acupuncture-se-veut-une-medecine-preventive
Bonne lecture

arkania

21.05.2012 à 06:32 réponse :

Bien du plaisir à lire cet article ... à la fois des deux mondes, c’est à dire sortie volontairement de 22 ans de pratique en tant qu’infirmière hospitalière (fin de carrière en SMUR-URGENCES) pour embrasser la Médecine chinoise , je peux “constater” les résultats et garder (Je pense..) une capacité d’observation basée sur l’expérience. Celle que je cumule en terme de pratique acupuncture est courte mais je la trouve bien convaincante… les personnes qui viennent me voir aussi apparemment!
Je ne suis pas une adepte des longs discours destinés à convaincre (je n’ai pas une âme de meneuse…  sans doute un vieux souvenir de bûcher dont je ne tiens pas trop à renouveler l’expérience), mais je pense qu’il est nécessaire que d’autres s’en fasse un objectif… avec mon amas en vierge, l’unique argument valable est le résultat! et il est bien là!

Christophe

22.05.2012 à 06:00 réponse :

Bonjour Philippe,
As-tu envoyé ce courrier à Mr Benkimoun?
Si ce Mr a suffisamment d’ouverture et d’humilité il pourrait écrire un erratum… ?
D’autre part je suis installé depuis peu en tant que praticien mais j’ai déjà rencontré 2 jeunes médecins généralistes très ouverts avec lesquels je débute un travail de complémentarité et la confiance au vu des résultats s’installe peu à peu.
Cela m’amène à penser que les mentalités évoluent et que nous devons tenter de nous ouvrir également aux médecins et non attendre qu’ils viennent vers nous… ?
Cordialement
Christophe

Bérénice

22.05.2012 à 10:21 réponse :

Cher Philippe,
Je comprends que les erreurs dans ces articles t’irritent. Toutefois, ils sont destinés à M. et Mme Tout-le-Monde et je pense qu’ils ont de ce fait au moins le mérite d’attirer l’attention et de familiariser le lecteur avec la médecine chinoise (ce qui ne justifie nullement les erreurs qu’ils contiennent).
Ainsi, peut-être qu’une personne qui aura lu un de ces articles et qui passera devant un cabinet de médecine chinoise trouvera cela moins « étrange » car il aura lu que tel hôpital effectue, par exemple, une étude sur l’effet de l’acupuncture pour les femmes enceintes… Ce que je veux dire par là, c’est qu’il me semble que les infos contenues dans ces articles sont importantes et en faveur de la médecine chinoise, vues au travers du regard de lecteurs qui ne connaissent peut-être pas ou peu le sujet…
D’autre part, puisque les articles qui paraissent sur la médecine chinoise sont souvent inexacts, pourquoi ne pas proposer aux journaux intéressés de publier régulièrement dans une rubrique, de petits articles simples et justes, au sujet de problèmes de santé rencontrés fréquemment, dans le but de faire connaitre la médecine chinoise et son efficacité ?
Bien cordialement

Licorne

23.05.2012 à 08:34 réponse :

Bonjour à tous,
Je suis plutôt d’accord avec Bérénice, si l’article contient des inexactitudes et des erreurs, il a effectivement le mérite de parler d’un sujet fascinant de plus en plus en vogue et dont on entend dire tout et son contraire. Quel praticien ne s’est pas vu confronté à la question d’un patient ou d’une personne juste un peu curieuse : mais c’est quoi la médecine chinoise ?  ça vient d’où ? ça guérit quoi ? Et il faut répondre en maximum 10 minutes car nous sommes dans une société qui ne prend plus le temps d’écouter. Il est donc hors de question d’entrer dans les détails même si les raccourcis ne sont jamais les meilleurs chemins. Sur ces explications rapides et incomplètes, la personne va greffer de bonne foi ses apriori (même positifs), sans fantasmes, et ses propres connaissances forcément incomplètes. En fait, peu importe. Ce n’est que petit à petit que le public occidental comprendra ce même les praticiens ont du mal à appréhender après des années d’expérience. Soyons humbles et patients. Restons à l’écoute des interrogations de chacun et répondons de notre mieux, chacun à son niveau, selon ses interlocuteurs avec ses connaissances et son honneteté.
Merci Philippe de nous lancer sur des débats toujours très intéressants et constructifs.

Céline Guilbert

23.05.2012 à 03:16 réponse :

Il est vrai qu’on peut se dire “au moins on en parle”. Peut-être que la médecine chinoise arrivera jusqu’aux oreilles de Marisol Touraine…
Mais pour que le public intègre une nouvelle idée, un nouveau métier, une nouvelle discipline, il y a 2 étapes :
1- faire connaître (se faire voir et entendre, le plus possible, donc en quantité)
2- transmettre une image positive (donner des informations, du contenu objectif, donc en qualité)
Et à mon avis ce genre d’article remplit la première étape mais posera problème pour la deuxième. Et une fois qu’une image est installée dans les esprits, il est très difficile voir impossible d’en changer.
Pourquoi ne pas partir directement sur des informations justes ? Faire connaître la médecine chinoise avec des données objectives.
Tout un programme…

Ilaï

24.05.2012 à 10:43 réponse :

Merci à vous, de soulever l’absurdité de cette article qui aura le mérite qu’on se penche sur la question de la compréhension de la médecine chinoise par le grand publique.
Au delà d’un travaille journalistique déplorable, comment rendre accessible la théorie fondamentale sans que notre synthèse soit sujette à controverse. La complexité remarquable de la médecine chinoise en fait sa richesse et il sera toujours erroné que de tenter de l’expliquer en faisant des raccourcis .
Puis vient le problème du dogme intellectuel, du à une éducation occidental, qui crée ces fameux filtres si bien décrit. Je ne sais pas pour chacun de vous, mais il m’a fallu un temps certains pour les dépasser et laisser une autre logique m’ouvrir les portes de la pensée chinoise, malgré ma volonté de comprendre tout tout de suite. Alors imaginons un grand publique qui n’a pas forcément envie de faire cette gymnastique intellectuel…
Je suis praticienne et il me tient à cœur de partager cette connaissance, je le fait chaque jour, certain sont attentifs et curieux, d’autres les yeux écarquillés, au fond je le sent bien pour tous,  ils acceptent ou pas, tel une croyance absurde.
Voilà pourquoi il est important que l’on rende accessible ces théories, cette pensée et conception de l’être, de son environnement,  au grand publique par une information sérieuse et juste. Il est regrettable de constater que les médias font l’opinion publique, malgré tant de contre information. C’est aussi pour cette raison qu’il est déplorable de lire des articles mensonger dans un grand journal.
Derrière ces mots se cache une colère nécessaire contre l’absurdité d’un système qui alimente l’ignorance du plus grand nombre.
confraternellement

Miss A

15.06.2012 à 03:24 réponse :

Bonjour Dr Sionneau
Je suis jeune docteur en biochimie et biologie moléculaire et depuis plusieurs années, je suis passionnée par les médecines dites «traditionnelles » que ce soit de la médecine chinoise ou d’ailleurs. Tout d’abord, je tenais à vous témoigner ma gratitude pour la qualité de votre site et des nombreuses informations que nous y trouvons, j’ai un très grand respect pour vous et pour votre travail… Merci.  Je viens de lire le commentaire que vous avez écrit en réaction à l’article paru dans le Cahier du « Monde » n°20941 du samedi 19 mai 2012 « Médecine chinoise, produit d’exportation » par Paul Benkimoun. Je voulais avoir des informations sur votre opinion au sujet de faire de la recherche scientifique sur les produits de la médecine chinoise (ou d’ailleurs) en Europe et de surcroît dans un laboratoire dit public. Je ne parle pas ici d’étude clinique, mais de tests dans des « tubes à essais » qui permettrai de comprendre comment le produit fonction (mécanisme d’action) et ainsi faire accepter « par a+b » le point de vue occidentale de l’ « efficacité » de la médecine chinoise (j’ai mis des guillemets car l’efficacité est déjà connue). À moins que je me trompe, vous aviez l’air d’être contre car vous avez ecrit : « Pas besoin de recherches scientifiques onéreuses pour démontrer que EC 6 (nèi guān 内关) arrête les vomissements ou que V 67 (zhì yīn 至阴) peut aider un bébé à se retourner dans le ventre de sa mère. Que les scientifiques qui ont ce genre de préoccupation, sortent de leur laboratoire, rencontrent le monde réel et discutent avec nous les praticiens de médecine chinoise ainsi que nos patients ». Étant sur le point de lancer ce type de projet en laboratoire ( je vous rassure je sors souvent de celui-ci et pour voir des amis asiatiques en plus), je souhaiterais avoir votre opinion sur le sujet. Merci pour votre aide. Enfin, je suis tout à fait d’accord qu’il faille faire accepter que de nombreux professionnels « non-médecins » assument la santé d’une part de plus en plus importante de la population française.

Philippe Sionneau

15.06.2012 à 03:36 réponse :

Miss A,

Le problème central est que la science est devenue la nouvelle religion du monde Occidental d’aujourd’hui. Dès que l’on se pose une question, on se tourne vers les scientifiques pour qu’il prouve que l’eau de la mer est bien salée…

Bien entendu que ces recherches sont utiles voire passionnantes, il y en a des milliers qui ont été faites, il suffit de se balader sur PubMed. Mais conditionner notre pratique par l’aval des scientifiques alors que cela fait 2500 ans que la médecine chinoise sauvent des vies ou en tout cas en rend meilleurs de très nombreuses, ça me fatigue !

Donc, faisons des recherches, essayons d’avoir un regard occidental sur la chose chinoise mais arrêtons avec l’obsession scientifique.

Un détail : je ne suis pas docteur, bien que mon diplôme universitaire d’état me permette de pratiquer la médecine dans n’importe quel hôpital en Chine… Le système universitaire chinois est différent du nôtre et nous ne sommes pas obligés d’avoir un doctorat pour pratiquer.

Miss A

15.06.2012 à 04:04 réponse :

Merci pour votre réponse

AoDa

19.06.2012 à 11:13 réponse :

Si mes souvenirs sont bons, Luca est également infirmier. Ce qui je crois potentialise considérablement son approche thérapeutique comme l’atteste les éléments de Médecine Occidentale apportés par Luca dans ses explications. Etant personnellement dans le même cas, j’encourage les praticiens de MTC à enrichir leur connaissances de Médecine Occidentale, et ce, afin d’acquérir des paradigmes multiples dans la lecture de la maladie.

williamF

20.06.2012 à 07:44 réponse :

Très intéressant et il nous rappelle que le massage du méridien est une voie à ne pas négliger. Bien entendu le méridien de l axe concerne. Merci de nous ramener à la simplicité william

mloquais

02.08.2012 à 11:33 réponse :

Je découvre votre blog, et c’est tout simplement génial! Je suis installée depuis 2 mois seulement, et je me sens d’abord ravie de mon choix, mais aussi seule dans ma pratique, et peu sûre de moi. Quel plaisir de découvrir cette communauté de praticiens en MTC, de découvrir votre formation également! Elle me fait envie!

ShIaTsU-SuD

02.08.2012 à 11:40 réponse :

Bonjour Philippe
On retrouve ce principe en shiatsu, nous travaillons essentiellement sur les syndromes des méridiens, l’acupuncture, elle, a eu tendance a “oublier” ce(s) principe(s) pour se baser sur les fonctions des points associés pour régulariser les organes.
Et c’est dommage aussi que bcq d’écoles enseignent la pharmaco ou le tuina comme accessoires par rapport à l’acu.
Bonne journée
Pierre Amatore

ShIaTsU-SuD

02.08.2012 à 12:14 réponse :

Bonjour Philippe,
je rebondis sur l’échange que vous avez eu avec Miss A,
le code de déontologie du médecin a été modifié récemment par un rajout qui ne va pas du tout dans le sens d’une “ouverture d’esprit”.
Dans les limites fixées par la loi et compte tenu des données acquises de la science, le médecin est libre de ses prescriptions qui seront celles qu’il estime les plus appropriées en la circonstance.

« Compte tenu des données acquises par la science », ce rajout pour nous ne va pas dans le sens d’une complémentarité. Ces quelques mots signent-ils la fin de l’humanisme dans le secteur de la santé ?

Bonne journée
Pierre Amatore

Philippe Sionneau

02.08.2012 à 12:35 réponse :

Pierre,

J’aurais envie de dire que nous sommes dans une période de grands changements, y compris en France. Comme c’est toujours le cas, ceux qui ont le pouvoir, ceux qui tiennent les clés de la maison, vont essayer de ralentir cette évolution. Et en effet, ça ne sera pas facile d’imposer une approche pluridisciplinaire au sein de la santé publique. Mais les esprits de certains médecins, de nos politiques et surtout des patients changent sur ce sujet, il y a une demande de plus en plus importante et l’ensemble va en direction d’une ouverture vers les médecines non-conventionnelles. En Australie, la médecine chinoise fait maintenant partie officiellement du système de santé publique (remboursée par la SS), aux USA, au Canada, les non-médecins pratiquent cet art en toute légalité, en Suisse, en Allemagne, dans tous les pays Scandinaves, c’est la même chose. Il y a une évolution positive vers une ouverture. Ca ne sera pas facile chez nous, pour des raisons culturelles, mais on réussira à imposer ces autres approches de la santé. Car, nous ne sommes pas un peuple plus idiot que les autres.

Philippe Sionneau

02.08.2012 à 12:38 réponse :

mloquais : bienvenue !

ShIaTsU-SuD : qu’entends-tu par syndrome des méridiens ? Peux-tu décrire un syndrome de ton choix ?

ShIaTsU-SuD

02.08.2012 à 12:49 réponse :

un syndrome étant un ensemble de symptômes, par exemple pour le yangming de la main, on peut avoir : douleur abdo, enflure et douleur gorge, gonflement abdo, problèmes de transit, dentalgie, écoulement ou saignement du nez et bien sur douleur, induration ou manifestation cutanée le long de son trajet

Philippe Sionneau

02.08.2012 à 01:19 réponse :

Oui, c’est là où on s’aperçoit que même chez ceux qui disent parler de “syndrome de méridien”, ce n’est pas facile non plus !

Le seul classique qui a décrit des syndromes de méridiens, c’est le Ling Shu. Or, ce texte n’associe pas le shou yang ming avec des pathologies digestives… Cela signifie que dans la vision originelle de l’acupuncture, la douleur abdominale, le gonflement abdominal, les problèmes de transit que tu décris n’appartiennent pas au “syndrome” du shou yang ming. Ce sont des pathologies de l’organe Fu pas du méridien.

Donc, il ne faut pas trop taper sur l’approche de l’acupuncture contemporaine, car peu d’acupuncteur sont dans une démarche véritablement de méridien, car nous avons tous globalement oubliés ce que sont les méridiens et leurs pathologies d’après son texte fondateur le Ling Shu. Ce n’est pas une critique, c’est un constat et je ‘mintègre dans ce constat.

En outre, il ne faut pas confondre les indications des points d’un méridien et les pathologies du même méridien. Car les points d’un méridien peuvent traiter des pathologies autres que les siennes et ses pathologies peuvent être traitées par d’autres méridiens. J’espère que c’est clair !

Cependant, j’ai bien compris ce que tu veux dire et je vais dans ton sens, nous devons revenir au méridien.

ShIaTsU-SuD

02.08.2012 à 02:43 réponse :

je ne me suis peut-être pas bien exprimé, mais je ne tape pas sur l’acupuncture, ce n’est pas mon métier et ce n’est pas dans mon état d’esprit…
je disais juste qu’en France la médecine chinoise c’est l’acupuncture pour bcq de personnes (y compris bcq d’école), sans tenir compte du tuina, qi gong ou pharmacopée

Par contre, je n’ai jamais dit que le traitement de pathologies digestives passaient par le traitement du GI ou que les points du GI traitent ce même méridien. Les syndromes des méridiens permettent simplement (en shiatsu) une “évaluation” qui aboutira sur un principe de traitement (et n’induit pas forcement un traitement sur le méridien lui-même, est-ce que je suis clair ?).

Je n’ai pas suivi ta formation sur le diagnostic des méridiens (plus de places) mais je pense que l’on doit être pas loin de ces concepts…
d’ailleurs si tu prévois un webinaire sur ce sujet…
Pierre

chantalV

03.08.2012 à 08:30 réponse :

Bonjour à tous
Je viens de lire les échanges sur ce blog. Plusieurs points évoqués par Philippe m’ont intéréssés, en particulier les commentaires concernant la phytothérapie chinoise. J’ai été également interpellée par l’échange avec Miss A et la réflexion sur ce que peut apporter la science occidentale à la “validation” de la médecine chinoise. (j’utilise ici le mot validation volontairement en espérant qu’il vous “énervera” autant que moi grin
Tout d’abord, pour expliquer mon intérêt, il faut que je me présente un peu. Je suis moi-même docteur en biologie humaine, et enseignant-chercheur. Mon compagnon, lui, pratique avec beaucoup de succès la médecine chinoise depuis plus d’un demi-siècle (il a commencé très jeune, enfant, dans le sud de la Chine). J’ai appris moi même un peu avec lui et pratiqué (un peu aussi)sous son contrôle pendant les quelques années où je me suis éloignée du système universitaire et de la recherche scientifique occidentale. Pendant nos dix premières années de vie commune, on m’a souvent demandé dans mon entourage comment je faisais pour faire le lien entre ma formation scientifique et les connaissances qui m’étaient transmise en médecine chinoise. cette question m’a longtemps tourmentée parce qu’en fait, j’ai bien essayé de faire le lien au début, mais j’ai du accepter l’idée au final que c’était impossible, voire même pas souhaitable du tout si je voulais progresser dans ma compréhension de cette médecine et dans mon travail personnel sur la perception de l’énergie. Le système de pensée sous-jacent à la médecine chinoise est très différent du notre et je suis d’accord avec Phillipe; toute tentative de comprendre les bases de la MC à travers le filtre de notre propre modèle biologique et nos théories élaborées par la science occidentale est vouée à l’échec.
alors évidemment, en faisant un immense effort pour faire abstraction de notre formalisme occidental pour décrire la biologie humaine, nous pourrions quand même appliquer la démarche scientifique pour mettre à l’épreuve de l’expérimentation l’efficacité de telle ou telle méthode de la MC. Oui, en théorie, bien sûr. Mais cette fois, on se heurte à un double obstacle. Le premier est d’ordre épistémologique. en tant que chercheur (et là je m’adresse en particulier à Miss A), il faut faire très attention aux questions que l’on pose. Je disais plus haut que je n’aimais pas le mot “valider” Tout simplement parce que cela implique que l’on considère souvent les connaissances et les théories occidentales comme LA référence. Tout autre modèle devra donc confirmer ce que nos propre modèle prédisent. Non? Honnêtement? Or il ne faut pas oublier d’admettre la possibilité que nos propres connaissances soient erronées. C’est la base et l’honneur de la science occidentale en principe de remettre en question ses propres théories régulièrement. D’autre part les connaissances élaborées par les modèles de la MC sont très très anciens; cela ne suffit pas à démontrer leur validité, mais néanmoins, les observations empiriques sur quelques milliers d’années peuvent bien valoir une démonstration par A+B sur un échantillon de quelques dizaines de cas.
Et là, j’en arrive au deuxième obstacle qui n’est pas spécifique à la MC, mais à la médecine tout court. La médecine est devenue “scientifique” en occident depuis très peu de temps et de grands progrès ont été accomplis par le passé grâce aux études de cas; c’est à dire à de l’observation empirique. aujourd’hui encore, l’étude de cas reste un outil majeur pour les médecins. Parce que cela reste l’un des meilleurs moyens de balayer tous les cas possible. Pour une maladie donnée, il y a rarement deux malades parfaitement identiques. L’évolution de la maladie, l’effet du traitement appliqué, tout dépend de tellement de facteurs différents, tant physiologiques que psychologiques, que notre pauvre démarche expérimentale a s’appliquer car l’échantillon homogène est impossible à constituer.
Bref, j’arrête là, car je m’aperçois que je rentre là dans un débat de spécialiste.
Bref, ma conclusion, c’est que s’il ne faut pas renoncer à toute recherche autour de la médecine chinoise, mais il faut avoir conscience que notre formation de scientifique (pour Miss A et cf aussi la remarque de Philippe sur les médecins) nous conditionne et parfois nous aveugle. Il faut également prendre le temps de bien s’interroger sur la pertinence des questions que l’on pose.  Et pour cela il faut d’abord prendre le temps de bien maîtriser le système de pensée qui a donné naissance aux connaissances de la médecine chinoise. Personnellement, après 17 ans d’approche (pas continue il est vrai), je commence à peine à pouvoir me poser les bonnes questions; et encore, j’ai souvent des doutes.
.

Philippe Sionneau

03.08.2012 à 10:09 réponse :

Merci Pierre ta réponse est très claire.
Merci de ta participation.
Sens toi chez toi ici !  grin

Philippe Sionneau

03.08.2012 à 10:11 réponse :

chantalV, tu viens de dire en termes claires et intelligents, ce que je présents, ce que je pense, ce que je constate. Et chapeau pour votre parcours, j’adore !

chantalV

03.08.2012 à 10:50 réponse :

Bonjour Philippe,
Cette précision sur la qualité des produits en fonction du lieu où ils sont produits est en effet importante. C’est un principe très connu en phytothérapie. Une plante ne produit pas la même quantité de principe actif et parfois pas la même combinaison de principes actifs selon qu’elle a poussé au niveau de la mer ou en altitude, ou dans tel ou tel type de terrain… ce sujet va me donner l’occasion de compléter mon commentaire du blog précédent. La pharmacopée chinoise est surement très riche et passionnante. Personnellement, je ne la connais pas. Mais pourquoi devrait-on en France faire appel à la pharmacopée chinoise quand on dispose d’un arsenal thérapeutique très important et remarquablement efficace quand on sait s’en servir parmi les plantes qui poussent et sont cultivées sur notre territoire ou dans des pays proches? Ce n’est pas parce qu’on pratique la médecine chinoise que l’on doit s’y cantonner absolument…

chantalV

03.08.2012 à 11:06 réponse :

Merci! C’est pas un parcours simple, mais j’en suis assez contente aussi grin
J’en profite pour te féliciter pour ce site remarquable par la quantité d’informations et par tous les échanges qu’il permet.

JYG

04.08.2012 à 12:33 réponse :

En cabinet de ville je ne vois jamais ce genre de patients “en urgence” bien entendu mais fréquemment à type de séquelles. Les séances ne sont donc pas quotidiennes.  je n’hésite pas à y associer l’électro-acupuncture et il est certain que la récupération des séquelles de l’AVC est à la fois plus rapide et de bien meilleure qualité que ce soit sur les membres ou le visage

Philippe Sionneau

04.08.2012 à 03:39 réponse :

Tu dis : « Cette précision sur la qualité des produits en fonction du lieu où ils sont produits est en effet importante. C’est un principe très connu en phytothérapie. Une plante ne produit pas la même quantité de principe actif et parfois pas la même combinaison de principes actifs selon qu’elle a poussé au niveau de la mer ou en altitude, ou dans tel ou tel type de terrain… »

[Philippe Sionneau répond :] ce qu’ajoute la médecine chinoise, c’est qu’il y a aussi un savoir-faire spécifique au niveau du moment du semis, de la récolte, de la préparation de la substances médicinales qui potentialisent l’efficacité du remède. Il n’y a pas que le biotype, le climat et le lieu géographique.

Tu dis : « ce sujet va me donner l’occasion de compléter mon commentaire du blog précédent. La pharmacopée chinoise est surement très riche et passionnante. Personnellement, je ne la connais pas. Mais pourquoi devrait-on en France faire appel à la pharmacopée chinoise quand on dispose d’un arsenal thérapeutique très important et remarquablement efficace quand on sait s’en servir parmi les plantes qui poussent et sont cultivées sur notre territoire ou dans des pays proches? »

[Philippe Sionneau répond :] c’est un grand débat, en général soulevé par les personnes qui ne connaissent pas ce qu’est véritablement la pharmacologie chinoise et qui disparaît lorsqu’ils l’approfondissent. D’abord, on ne peut pas comparer la phytothérapie européenne contemporaine et la pharmacologie chinoise. Car bien qu’on ait aussi des plantes remarquables, nous avons perdu le savoir-faire, le savoir-prescrire, la finesse qui existaient à l’époque des Paracelse ou que l’on retrouve dans des grandes matières médicales comme le Matthiole du 16ème siècle. Notre phytothérapie européenne a perdu son savoir ancestral. Ok elle a gagné en savoir scientifique, on sait exactement quels sont les composants qui composent chaque plante avec une grande précision. Mais on ne sait plus que telle plante associée à telle autre oriente l’action vers le haut du corps, ou potentialise l’action de la première ou qu’elle diminue les effets secondaires tout en renforçant sa force thérapeutique, etc. Bref, on a perdu le « savoir-prescrire » des anciens. En pharmacologie chinoise, il reste intact. Supprimez Gan Cao, la réglisse, à Xiao Chai Hu Tang et ce n’est plus Xiao Chai Hu Tang, cela n’a plus le même pouvoir de guérison. Et pourtant Gan Cao ce n’est qu’une vulgaire réglisse !! Pourquoi dans Zhen Wu Tang, à l’inverse, il n’y a pas de réglisse !!! Pourtant Zhen Wu Tang intègre Fu Zi dont Gan Cao est la grand atténuateur de ses effets secondaires… Zhang Zhong Jīng était-il cyclothymique ? La phyto chinoise, c’est une gigantesque expérience clinique d’au moins 2000 ans, c’est l’art des substances médicinales authentiques du terroir (dào dì yào cái 道地药材), c’est l’art des combinaisons (dui yao), c’est l’art des préparations des substances médicinales (Pào Zhì 炮炙) et mille autres choses qui ont font un art précis, précieux, puissant. Avec le savoir des anciens et des grands maîtres, la phytothérapie chinoise possède une autre dimension que notre phytothérapie européenne contemporaine. En revanche, ce que l’on peut faire, c’est tenter de trouver les meilleurs endroits en Europe qui réunissent les conditions atmosphériques, géographiques, etc. pour produire des produits équivalents de qualité.

Tu dis : « Ce n’est pas parce qu’on pratique la médecine chinoise que l’on doit s’y cantonner absolument… »

[Philippe Sionneau répond :] Je ne suis pas d’accord avec ça. On peut maitriser différentes thérapeutiques : aromathérapie, nutrithérapie, magnétisme, reiki, fleurs de Bach, etc. Mais on en peut pas maîtrise plusieurs systèmes médicaux. La médecine chinoise n’est pas une méthode thérapeutique, mais un vaste système médical complet qui en plus, comme tu l’as souligné dans un autre commentaire, ne « pense » pas de la même manière que notre approche scientifique, occidentale. Cela demande une vie complète dédiée exclusivement à cet art pour prétendre la maîtriser un peu. Mon expérience me permet de dire aujourd’hui : si tu veux devenir un meilleur acupuncteur, n’étudie pas les fleurs de Bach, mais la phytothérapie chinoise, n’étudie pas l’ostéopathie mais le zhenggu tuina, n’étudie pas la nutrithérapie mais la diététique chinoise, etc. Chaque fois que tu approfondies un pan de la médecine chinoise, tu renforces l’ensemble de ton savoir, de tes connaissances, tu augmentes ton efficacité thérapeutique… Donc, si ! Lorsque l’on veut étudier et surtout pratiquer correctement la médecine chinoise, il faut s’y cantonner et éviter d’aller papillonner ailleurs, au risque de perdre la logique de cette matrice de pensée…

 

Bakonu

05.08.2012 à 12:39 réponse :

Bonjour,

Merci pour cet extrait du livre du Prf Liu Lihong, c’est ce genre de réfléxions qui nous poussent à avancer et à continuer d’étudier toujours plus.

chantalV

05.08.2012 à 10:01 réponse :

Merci pour ces précisions sur l’utilisation de la pharmacopée chinoise; je comprends mieux. Evidemment, je suis malheureusement d’accord, on a perdu beaucoup de savoir faire en phytothérapie occidentale. néanmoins, il subsiste quelques produits, conçus à l’époque où ce savoir faire existait encore et qui sont véritablement exeptionnels par leur équilibre et leur puissance quand on a appris à les utiliser. Et on peut encore par la pratique, arriver à cibler un traitement personnalisé par les plantes. J’en ai fait l’expérience. Mais il est vrai que la perte du savoir dans ce domaine ne permet sans doute pas, même avec beaucoup d’intuition d’être aussi précis et aussi fin qu’avec la pharmacopée chinoise quand elle est utilisée dans le système globale de la médecine chinoise.
Enfin, papillonner d’une technique à l’autre n’est certes pas la meilleure façon d’en maîtriser une, encore moins la cohérence d’un système. Je ne peux qu’être d’accord avec tes arguments. Mais néanmoins, sans vouloir tout maîtriser, si on connaît l’efficacité de telle ou telle plante pour tel ou tel problème, il est inutile de s’en priver.

chantalV

05.08.2012 à 10:05 réponse :

Un grand merci pour ce texte, très interressant et très instructif. J’ai adoré! Est-ce que tout l’ouvrage du Pr Liu Lihong a été traduit?

Philippe Sionneau

06.08.2012 à 06:18 réponse :

Oui, tu as raison, si tu connais un super remède hors médecine chinoise, qui pourrait être la clé pour libérer un patient, ça serait dommage de s’en priver. Mais beaucoup de praticiens, par idées préconçues, par manque de courage, par de mauvais conseils ou orientations, n’étudient pas la pharmacologie chinoise et préfère prescrire des fleurs de Bach, de l’aroma ou des compléments alimentaires. Tout ça ets très chouette, et j’ai étudié tout ça avant de me mettre à la médecine chinoise; et je peux dire qu’une fois que tu as été touché par la grâce de Zhang Zhong Jing (张仲景) ou des autres phénomènes de la tradition médicale chinoise, tu sais que c’est vraiment une grave erreur de ne pas se vouer corps et âme à ce puissant outil thérapeutique. Merci beaucoup pour ces échanges. grin

David

08.08.2012 à 01:28 réponse :

la traduction anglaise devrait être terminée par Heiner Fruehauf très bientôt.

«As so many other things written about Chinese medicine in Chinese, neither of these books by my colleague Liu Lihong are presently available in English. However, since Sikao zhongyi has become such a flagship text for the renaissance of classical Chinese medicine in China and Southeast Asia, I have recently initiated the project of translating and publishing this book for Western readers. The first step will be publication in English and German (hopefully by the end of 2011). Heiner Fruehauf »

http://www.classicalchinesemedicine.org/2009/04/excerpts-from-sikao-zhongyi/

Trebor

09.08.2012 à 10:17 réponse :

J’ai moi aussi été touché par les deux traductions et mesure de ce fait le fossé qui sépare les deux médecines, scientifique et énergétique chinoise. Au fur et à mesure que je lisais le second article, je sentais un grand manque car je ne voyais pas où était placée l’intériorité dans l’élaboration des cadres théoriques. Mais, quand l’auteur a parlé de l’importance de la respiration embryonnaire qui nous met en contact avec le Ciel - antérieur, pré-natal sous-entend -, afin de comprendre les lois de la nature qui participent à l’élaboration des théories, j’ai été comblé. Ces lois-ci, ne peuvent être retrouvées qu’à l’intérieur de nous. Cette notion n’existe pas dans le monde scientifique, ce qui ne lui fait pas réaliser le manque fondamental de toutes ses productions théoriques. Ce manque fondamental veut dire que tout ce qui n’est pas construit à partir de l’unité ou de la non dualité, celle retrouvée dans le contact intérieur avec le Ciel antérieur, l’est dans la dualité et finit par reproduire l’inverse des effets recherchés en premier. C’est une des premières lois spirituelles de l’humanité, que les inverses sont les mêmes et qu’ils finissent par se manifester alternativement dans le temps. En dehors de toute connexion avec l’unité du Ciel antérieur, tout ce qui a été construit finit par détruire, tous ce qui a été élevé finit par abaisser, tout ce qui a été un succès se transforme en échec, etc… Nous ne le voyons pas car nous sommes aveuglés par l’unilatéralité du pôle dans lequel nous sommes. Ce n’est qu’en “regardant” les deux pôles, non pas comme successifs, temporels, mais comme superposés, existant ensemble et dans le même présent, qu’on intègre cette vision. Et elle ne peut se faire en-dehors de l’éclairage de la lumière non-duelle du yuanshen, la conscience originelle du Ciel antérieur. Regardez maintenant la réalité, non pas de la pensée humaine qui est faite pour déplacer et camoufler, mais du corps des humains, car elle est là l’épreuve de vérité. Beaucoup de maladies anciennes ont certes disparues mais beaucoup d’autres augmentent et de nouvelles apparaissent. Fondamentalement rien n’est résolu, tout est déplacé. A tous les âges, je dis bien à tous les âges, rien ne semble pouvoir arrêter cette dynamique destructrice et c’est normal, car aucun système de pensée extérieure ne peut le faire pour chacun. Il n’y a aucune solution collective aux problèmes fondamentaux de l’humanité, que des réponses individuelles ; il n’y a aucune solution extérieure, que des réponses intérieures. L’état d’enfoncement de l’humanité dans la dualité de sa perception extérieure du monde, ne la rend pas encore prête à l’entendre. La science croît encore qu’elle va trouver les solutions à ces problèmes. Mais la réalité de la destruction de la nature engendrée par cette même science, parallèlement à celle des corps, car ils sont les mêmes, contredit complètement cette croyance. Le premier facteur thérapeutique de la médecine occidentale est l’argent, on ne le dirait pas comme ça, n’est-ce pas ? Toute cette recherche, ses résultats, ses applications, tout cela est basé sur la présence de l’argent. Autrement dit, nous avons confié notre santé, notre vie et notre mort, à l’argent. Mais tout ce qui a un commencement a une fin, ne le savons-nous pas ? Que va-t-il se passer à ce moment-là ? Je n’ai pas besoin de prédire l’avenir, je ne le connais pas, mais je comprends le présent avec un éclairage que les yeux ne peuvent voir et cela me suffit. Qu’en pensent les lecteurs ?

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